viewof selectedWinters = {
const allSeasons = [
"2020-21","2021-22","2022-23","2023-24","2024-25","2025-26"
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const selected = new Set(allSeasons);
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s.textContent = `
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`;
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const root = document.createElement("div");
root.style.cssText = "font-family:var(--sans-serif,sans-serif);font-size:13.5px;";
const labelEl = document.createElement("div");
labelEl.textContent = "Saisons affichées";
labelEl.style.cssText = "font-weight:600;margin-bottom:3px;";
const hint = document.createElement("div");
hint.textContent = "Cliquez sur une saison pour l'afficher ou la masquer";
hint.style.cssText =
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row.style.cssText =
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for (const season of allSeasons) {
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root.dispatchEvent(new Event("input"));
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root.append(labelEl, hint, row);
root.value = allSeasons;
return root;
}Laissés dans le froid
Réseau de refuges de Toronto — personnes sans place à 4 h lors des nuits glaciales, et comment atteindre zéro
Lors de 95,9 % des nuits sous −5 °C au cours de six hivers torontois, des personnes étaient encore sans place à 4 h. La file d’attente nocturne a triplé, puis diminué — preuve que zéro est un choix budgétaire que la ville fait chaque été.
Des personnes sont laissées dans le froid — et nous pouvons les compter
Le réseau de refuges de Toronto enregistre un chiffre chaque nuit : le nombre de personnes ayant demandé un endroit sûr où dormir et qui se retrouvaient encore sans réponse à 4 h, au moment où l’Admission centrale ferme son relevé nocturne. Par les nuits douces, ce chiffre représente un problème logistique. Par les nuits glaciales, il représente des personnes dehors dans un temps que la ville elle-même a déclaré dangereux.
La politique même de la Ville de Toronto reconnaît que les températures atteignant −5 °C sont suffisamment basses pour déclencher une action d’urgence — un seuil qui est effectivement une question de vie ou de mort. Pourtant, nos données révèlent un échec flagrant et répété : lors de 95,9 % des nuits atteignant cette limite au cours des six derniers hivers, des personnes étaient encore sans place à 4 h. Il ne s’agit pas d’un événement météorologique ; c’est le choix d’exposer des résidents à un préjudice grave. Nous savons que c’est réparable : le dernier hiver a démontré que lorsque le système a un peu de marge, nous pouvons atteindre zéro. Cet hiver, c’est un choix de recommencer.
Le graphique ci-dessous montre chacune de ces nuits.
Note
Lecture du graphique. Le graphique présente des données issues de jusqu’à six saisons froides (du 15 novembre au 15 avril), codées par couleur selon l’année hivernale. Les lignes verticales en arrière-plan font office de tapis de température — chaque ligne marque la température minimale nocturne enregistrée pour une nuit donnée, colorée selon sa saison. Là où ces lignes se concentrent, les données sont abondantes ; là où elles s’amenuisent (en dessous d’environ −15 °C), les nuits individuelles ont plus de poids. Utilisez les cases à cocher ci-dessus pour afficher ou masquer les saisons individuelles.
C’est un choix, et ce choix se fait en ce moment même
Le chiffre n’est pas figé. Lors des hivers 2020–21 et 2021–22, la file d’attente nocturne était en moyenne d’environ 35 personnes par nuit. Dès 2022–23, ce nombre avait triplé, dépassant la centaine, et il est resté à ce niveau pendant trois hivers. Puis, l’hiver dernier, il est redescendu à environ 34.
Tableau 1. Nombre moyen de personnes (individus seuls et couples) sans place à 4 h, de décembre à février, réseau de refuges de Toronto (2020–21 à 2025–26).
| Saison froide | Moyenne de personnes sans place par nuit |
|---|---|
| 2020–21 | 37,6 |
| 2021–22 | 34,7 |
| 2022–23 | 100,3 |
| 2023–24 | 155,5 |
| 2024–25 | 101,4 |
| 2025–26 | 34,2 |
Note. Les valeurs sont des moyennes nocturnes de personnes (individus seuls et couples) non jumelées à un lit à la fermeture de l’Admission centrale à 4 h, calculées sur décembre, janvier et février. La hausse entre 2021–22 et 2022–23 reflète un changement structurel dans la série ; ces deux périodes ne doivent pas être moyennées ensemble. Source : Admission centrale de Toronto (SMIS), analyse BonQuery.
Qu’est-ce qui était différent lors des hivers où ce chiffre était faible ? Ni le froid — ces hivers n’étaient pas plus doux. Ni les haltes-chaleur d’urgence, qui étaient plus grandes que jamais l’hiver dernier. La différence tenait au fait que le réseau de refuges régulier avait de la marge : il fonctionnait à environ 97 % de sa capacité, au lieu d’être bloqué à 99 % ou plus comme lors des pires années. Lorsque le réseau ordinaire n’est pas déjà à pleine capacité, une vague de froid n’oblige pas nécessairement des gens à rester dehors.
Voilà tout le levier. Et il est actionné en été — maintenant — lorsque le budget d’automne décide du nombre de lits qui existeront lors de la première nuit glaciale de novembre. Quand le froid arrive, la décision a déjà été prise.
Zéro est le seul nombre acceptable de personnes laissées dehors sous le point de congélation dans une ville aussi riche que Toronto. Y parvenir l’hiver prochain ne requiert ni nouveau programme ni percée. Cela exige de décider, dans le budget de cet été, de financer une capacité d’hébergement permanente suffisante pour que le réseau dispose de la même marge que l’hiver dernier — avant la première nuit glaciale, pas après. La ville a déjà montré qu’elle pouvait faire baisser le chiffre. La seule question qui reste est de savoir si elle choisira de le faire.
Données : registres d’appels de l’Admission centrale de Toronto (SMIS), six saisons froides du 15 novembre au 15 avril, 2020–21 à 2025–26. Analyse par BonQuery. Météo : archives horaires d’Environnement et Changement climatique Canada, station de Toronto, récupérées au moyen du package R weathercan.
Contient des informations publiées sous la Licence du gouvernement ouvert – Toronto.